Qui étaient les signataires du « vœu de Champagney » ?

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Cette étude généalogique des signataires du
« vœu de Champagney » fait suite à la conférence de Michèle Pernot intitulée « L’esclavage dans les cahiers de doléances de 1789. L’histoire du vœu de Champagney et ses prolongements. » à l’atelier de généalogie de la médiathèque d’Arcueil (Val de Marne). En 2017, à Arcueil, le thème retenu pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage est « Le vœu de Champagney ». Nous interrogeant sur l’histoire de ces villageois de Franche-Comté qui signèrent le cahier de doléances le 19 mars 1789, nous avons cherché à identifier ces hommes.
Nous pensons avoir réussi. Notre démarche a été de comparer les signatures du cahier de doléances avec celles des actes paroissiaux et d’état-civil de la commune de Champagney (Haute-Saône) accessibles sur le site des Archives départementales de la Haute-Saône. Nous avons ainsi rectifié cinq noms faussement attribués à des champagnerots dans la liste alphabétique publiée par la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme de Champagney. Aucun de ces cinq noms figurant sur cette liste ne correspond à des noms d’habitants de Champagney ou même des alentours (Ronchamp, Plancher Bas). Il s’agit de Jean-Baptiste Pocner (ou Pocquener) au lieu de J.B Pociver, Joseph Guichard au lieu de Joseph Guillard, Pierre-Antoine Renaud au lieu de P.A Venand, Jean-Claude Burcey au lieu de J Deburez et Pierre-Antoine Delacour au lieu de P.A Delan. La généalogie de chacun des 68 signataires a permis de préciser leur profession et leurs liens de parenté. La municipalité de Champagney en créant en 1971 la Maison de la Négritude et des Droits de l’Homme continue d’honorer la mémoire de ces hommes qui demandèrent l’abolition de l’esclavage il y a plus de 200 ans. Nous vous invitons à les découvrir à travers une approche généalogique.
Lire le dossier sur le "vœu de Champagney"

Fusillé pour l'exemple…

« Histoire et généalogie de Lucien Ernst, fusillé pour l'exemple arcueillais »

Un soldat fusillé pour l’exemple désigne, dans le langage courant, un militaire exécuté après décision d’une juridiction militaire intervenant non seulement dans un cadre légal pour un délit précis mais aussi dans un souci d’exemplarité visant à maintenir les troupes en parfait état d’obéissance.  La notion de « fusillé pour l'exemple » a été explicitée par l'arrêt de la Cour spéciale de justice militaire en date du 3 mars 1934 qui a acquitté les quatre caporaux du moulin de Souain qui avaient été exécutés le 17 mars 1915.
Cette année, la municipalité d'Arcueil commémore le 11 novembre par une cérémonie particulière, les cent ans de la mort du zouave Lucien Ernst à la guerre de 1914-1918 avec l'inscription de son nom sur le monument aux morts.
Dessin de Jacques Tardi
Né à Paris le 14 janvier 1887, Lucien Ernst était domicilié 4 rue Émile Raspail à la déclaration de guerre. Lucien Ernst ne serait pas « mort pour la France » car il a été « fusillé pour l'exemple » le 16 août 1916 par un peloton de soldats de sa compagnie en présence de soldats de son régiment, le 4e mixte de zouaves et de tirailleurs. Son nom et celui d'Alphonse Blanché, recensé tardivement, ne figuraient pas sur le monument aux morts d'Arcueil. Désormais, ces deux soldats y auront leur nom inscrit.
Marcel Breillot, pour les Ateliers du Val de Bièvre, a dépouillé des archives militaires et en a tiré l'histoire de Lucien Ernst. Cette histoire est racontée dans une plaquette des Chroniques du Val de Bièvre parue en août 2016 et préfacée par Daniel Breuiller, maire d'Arcueil et dans le n° 92 de ces mêmes chroniques. Annie Thauront, pour l'atelier de généalogie, faisant la généalogie de ce soldat, a remonté l'ascendance alsacienne paternelle de celui-ci. Elle a ainsi découvert la situation particulière des alsaciens-lorrains lors de la Grande Guerre, les « optants » pour la nationalité française et ceux restés en Alsace-Lorraine ; leur situation est relatée dans un article de ce même n°92 des Chroniques du Val de Bièvre. Une conférence, la première de l'Atelier de généalogie de la médiathèque d'Arcueil pour l'année 2016-2017, est donc proposée par Marcel Breillot et Annie Thauront. Avec la soirée de débat et de projection de films du 10 novembre à 18h30 à la salle Jean Vilar et la commémoration du 11 novembre à 11h au monument aux morts place de la République, cette conférence s'inscrit dans le cadre des manifestations proposées par la ville d'Arcueil, les Chemins de la mémoire et l'Arac.

Lire le dossier sur Lucien Ernst

Voir la généalogie de Lucien Ernst

Lire l'article d'Arcueil notre cité : Quel exemple ?

Les dames d'Arcueil

Catherine de Hellin

Dans de nombreuses villes du Val de Marne, jusqu'à leur industrialisation et leur urbanisation au XIXe siècle, avaient été construits des châteaux sur de grands domaines royaux et seigneuriaux. Dans notre ville, à Arcueil, ne reste plus de la seigneurie que son château appelé aujourd'hui « La Maison des gardes ». Ce vestige est situé derrière les HLM de la rue Émile Raspail, à l'angle de  la rue Aspasie et Jules Caron et la rue de la Convention. Les autres châteaux qui avaient existé sur le territoire de la commune comme le château Laplace ont été démolis. Les domaines attenants ont été vendus et lotis. Cette « Maison des gardes » est aussi connue comme « Maison des Guise » du titre de son acquéreur en 1710, Anne-Marie-Joseph de Lorraine, prince de Guise.

La seigneurie d'Arcueil en 1688. Source : Gérard Vergison-Rozier
Cette maison seigneuriale, qui n'a jamais été utilisée par des gardes, eut, au début du XVIIe siècle, comme premiers propriétaires « laïcs », Catherine de Hellin, première dame de la seigneurie d'Arcueil et dame de Maisse et son second époux, le conseiller d’État et ambassadeur André Hurault de Maisse. L'histoire locale n'a pas retenu leur nom. Et pourtant pendant un siècle, la maison seigneuriale sera propriété des Berziau et des Refuge descendants de Catherine de Hellin et de son premier époux, le maître de requêtes du roi de Navarre, Théodore Berziau, cela jusqu'à sa vente en 1710 à Françoise de Brancas et à son fils Anne-Marie-Joseph de Lorraine, prince de Guise.Dans cette première publication de l'histoire des dames de la seigneurie d'Arcueil, nous vous invitons à partager nos découvertes généalogiques et historiques et avec Catherine de Hellin, première dame d'Arcueil, à découvrir l'histoire des rois de France au XVIe siècle de François 1er à  Henri IV. Lire le dossier sur Catherine de Hellin

Voir la généalogie de Catherine de Hellin sur la base Généanet


Françoise de Brancas princesse d'Harcourt

À Arcueil (Val de Marne), des vestiges ont été mis à jour en 2015 par des ouvriers travaillant sur le chantier de l'installation de la géothermie. A été découvert dans le centre ancien, au croisement de la rue Clément Ader et de l'avenue de la Convention (sous laquelle coule la Bièvre), un mur de pierres servant d'accroches au grand escalier situé dans la perspective du château seigneurial  appelé aujourd'hui « Maison des Gardes » et qui menait au début du 18e siècle aux terrasses des jardins de Anne Marie Joseph de Lorraine, dit prince de Guise. Ce château, classé aux Monuments historiques qui abrite le Conservatoire municipal, eut au début du 17e siècle comme propriétaires « laïcs » Catherine de Hellin, dame de Maisse et son second époux, le conseiller d’État et ambassadeur, André Hurault de Maisse, dont nous avons raconté l'histoire dans la première partie de notre dossier sur les Dames d'Arcueil. Anne Marie Joseph de Lorraine, dit prince de Guise, ayant hérité en 1715 de sa mère Françoise de Brancas de la partie Sud du domaine de Catherine de Hellin avec le château dit château-neuf, acheta en 1719 à Henri Pomponne de Refuge, arrière arrière petit-fils de Catherine de Hellin, la partie Nord du domaine avec le château seigneurial. À partir de 1720, sur le domaine reconstitué de Catherine de Hellin, Anne Marie Joseph de Lorraine faisait aménager de magnifiques jardins en terrasses.

Jean Baptiste Oudry. Le grand Escalier proche de la Bièvre
Ces jardins ont été dessinés au milieu du 18e siècle, après la mort du prince de Guise, par Jean-Baptiste Oudry, Charles-Joseph Natoire, François Boucher et Jacques-André Portail. Dispersés de part le monde, les dessins ont été rassemblés et replacés sur un plan du domaine par le conservateur de la ville et ont fait l'objet d'une belle exposition au musée du Louvre intitulée « À l'ombre des frondaisons d'Arcueil. Dessiner un jardin au 18e siècle ». Françoise de Brancas fut à l'origine de la création des jardins d'Arcueil par son achat en 1692 de la partie Sud du domaine. Elle vécut de 1649 au 12 avril 1715 et fréquenta la Cour de Louis XIV à St Germain-en-Laye, Versailles et Marly. Le 1er juillet 1700, elle organisait une grande fête à Arcueil dans son château et ses jardins. Elle y recevait Marie Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, épouse du dauphin Louis petit-fils de Louis XIV, qui sera mère le 15 février 1710 du futur roi Louis XV.  C'est dans ce même château que le 13 juillet 1613, Catherine de Hellin reçut à souper le jeune roi Louis XIII. Après l'histoire de Catherine de Hellin, dame d'Arcueil, parue sur ce blog en 2015, nous vous invitons à partager notre recherche généalogique et historique concernant Françoise de Brancas, princesse d'Harcourt, dame du Grand-Siècle. Le compte-rendu de la fête d'Arcueil du 1er juillet 1700 figure dans ce dossier.
Lire le dossier sur Françoise de Brancas

Histoire d’héritages ou Mme de Provigny, née Palmyre Anaclète Besson, dernière propriétaire privée « du Fief des Arcs » à Arcueil-Cachan (Seine)

Si vous allez d’Arcueil à Cachan en prenant la rue de la Convention, vous découvrez immanquablement, juste après être passé(e) sous l’aqueduc, sur votre droite, « l’Ehpad Cousin de Méricourt » et le château Renaissance « le Fief des Arcs » blotti sous l’aqueduc Médicis et les vestiges de l’aqueduc romain.
Château du Fief des Arcs à Cachan
La résidence pour personnes âgées « Cousin de Méricourt » dépend de la Ville de Paris. La dernière propriétaire privée « du Fief des Arcs » fut Mme Palmyre Anaclète Besson, veuve de Provigny, née le 18 mars 1821 et décédée à 87 ans le 19 mai 1908 à Paris. Cette dame, riche à millions, fit don peu de temps avant sa mort de sa propriété d’Arcueil-Cachan à l’Assistance publique de Paris. Dans ce dossier, vous allez découvrir les premiers ancêtres de Mme de Provigny qui achetèrent ce château, construit vers 1548 par Claude Aligre, conseiller aux menus plaisirs du roi. Vous allez découvrir à quelles conditions Mme de Provigny légua « le Fief des Arcs » à l’Assistance publique et comment, grâce à la fortune de sa famille, elle devint riche. Cette histoire s’inscrit dans celle des dames d’Arcueil commencée par l’histoire de dame Catherine de Hellin qui vécut au XVIe siècle puis poursuivie par celle de Françoise de Brancas, dame de la Cour de Louis XIV.
Lire l'article au sujet de Mme de Provigny et du Fief des Arcs


Adrienne Bolland

Comment cette jeune femme est-elle devenue aviatrice ? 
Petite fille malade, écolière indisciplinée, adolescente rêveuse, elle aimait conduire et mordait bien à la mécanique ; quelle profession choisir qui ne soit pas encombrée ? Peut-être avait-elle entendu parler de ce métier par son frère Benoît, son aîné de 10 ans, officier de marine qui, pendant la guerre 14-18, avait été commandant de la base aérienne maritime de Katouba (Tunisie) et avait été fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1919 pour avoir effectué 370 heures de vol de patrouilles en mer. En novembre 1919, Adrienne Bolland a 24 ans. Elle vient de perdre aux courses (car elle joue).

Elle décide de ne plus être à la charge de sa mère, celle-ci étant veuve depuis déjà dix ans. Elle ne veut pas se marier. Elle cherche donc une situation. La profession d'aviatrice n'est pas encombrée car vient de se tuer en avion la toute première française pilote brevetée Elise Deroche. Adrienne choisit de devenir pilote d'avion, le constructeur Caudron offrant une prime aux dix premiers élèves pilotes d'après-guerre. Après deux mois d'apprentissage chez le constructeur Caudron au Crotoy, en baie de Somme, elle obtient son brevet le 29 janvier 1920, et le 1er février 1920, René Caudron l'engage comme pilote pour livrer ses avions, ayant besoin d'une femme pour faire sa publicité. Adrienne Bolland restera chez Caudron jusqu'en 1923. Elle est chez Caudron lorsqu'elle réalise la traversée de la Manche et le franchissement de la Cordillère des Andes.
Lire le dossier sur Adrienne Bolland

Les Boland ou Bolland à Arcueil

Par les actes de naissance de leurs enfants et les listes nominatives des recensements de 1891 et 1896 nous savons que Henri Boland et sa famille ont vécu à Arcueil-Cachan de 1890 à 1896 d'abord au 10
Rue Émile Raspail à Arcueil (E.Atget)
avenue de Cachan (actuelle rue Carnot), puis au 2 rue des écoles à Arcueil (actuelle rue Paul Signac) où est née Adrienne Bolland. La rue des écoles est le nouveau nom donné à la rue Colmet  depuis la construction des écoles du centre en 1878. Elle est appelée depuis 1936 rue Paul Signac. Elle commence Place Paul Poensin  et se termine 48 rue du 8 mai 1945. Elle fait la liaison entre la rue Emile Raspail , anciennement Grande Rue jusqu'en 1888 et qui fut la principale rue de la localité dès le XIIe siècle avec la rue du 8 mai 1945, ancienne rue du Docteur Gosselin, rue qui longe la ligne de Sceaux, aujourd'hui RER B.
Lire le dossier sur les Boland et Bolland d'Arcueil

 Les ascendants français d'Adrienne Bolland

Les ascendants trouvés le plus dans l'Orléanais sont originaires de Bazoches-les-Gallerandes (15 mariages) mais surtout de Donnery (33 mariages). Le plus lointain ascendant d'Adrienne Bolland trouvé dans l'Orléanais est Jean Pavard, ascendant à la 17e génération, qui était  né vers 1420 à Oinville-St Liphard, Eure et Loir. Ensuite, il y a Etienne Coignet né vers 1450 à Gondreville, Loiret, ancêtre à la 16e génération. Ses ancêtres à la 15e génération sont Jehan Portehault  et Jehan Courtois nés à Etampes, Essonne vers 1420-1430 et  Pierre Jean Laumonnier né vers 1470 à Barmainville, Eure et Loir.

Carte de Cassini de la région de Donnery
Les plus anciens ascendants trouvés ensuite sont Etienne Challine, né vers 1515 à Bazoches-les-Gallerandes, Loiret  et François Barberon né aussi à Bazoches-les-Gallerandes vers 1530, tous les deux ascendants d'Adrienne Bolland à la 14e génération.
Les ascendants d’Adrienne Clémence Adélaïde Pénillon sont  tous originaires de l'Orléanais , ancienne province du Centre de La France. L'Orléanais est apparu au IXe siècle et Hugues Capet a été le dernier comte héréditaire d'Orléans. Par la suite, le titre fut donné en apanage aux fils cadets des rois de France. Érigée en duché en 1344, la province entre dans le domaine royal en 1498. Lire le dossier sur les ascendants français d'Adrienne Bolland


L'ascendance belge d'Adrienne Bolland 

La Belgique, État indépendant de la Hollande depuis la Révolution de 1830 , est un État fédéral composé de trois régions, la Flandre, Bruxelles capitale, et la Wallonie, de trois communautés de langue, flamande, germanophone et wallonne, et de 10 provinces. La Belgique est une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire. Tous les ascendants d'origine belge d'Adrienne Bolland étant originaires de la Province de Liège , parlaient le wallon , une langue romane qui ne descend pas du français (comme certains le pensent) mais directement du latin. Comment Henri Boland wallon, père d’Adrienne Bolland, parlait-il et écrivait-il en français ?
Moulin de Lens-sur-Geer
Dans un article titré « Les chevaliers de la platine » du Gaulois, journal de la haute bourgeoisie conservatrice, le journaliste Popinot écrivait à propos d'Henri Boland qui aurait fait connaissance avec Léon Gambetta  lors d'un séjour à Cherbourg en juillet 1880, Gambetta étant alors président de l'Assemblée nationale, et accompagnant de Jules Grévy , élu à la présidence de la République après la démission de Mac-Mahon et de Léon Say, président du Sénat : « Henri Boland, journaliste belge, fondateur du journal Le National de Bruxelles, s'était vanté, pour toute profession de foi, de créer de l'azur avec de la fange. »... « Henri et Léon, deux langues ou deux lames à peu près de même longueur et qui s'aimèrent à la vie à la mort »… Henri, d'abord simple employé à la Banque nationale de Belgique... « Déjà ses camarades le considéraient comme apte à arriver à tout à la pointe de sa faconde. Il était capable de parler trois heures durant sans rien dire et sans que personne put y voir que du feu.»  Journal « le Gaulois  » du 5 juillet 1883.
Lire le dossier sur l'ascendance belge d'Adrienne


Ernest Vinchon, époux d'Adrienne Bolland, un authentique nordiste

Après avoir fait la généalogie d'Adrienne Bolland, il nous était impossible de passer sous silence la généalogie d’Ernest Vinchon, son mari. A 36 ans, Ernest Vinchon, pilote aviateur, se marie le 15 mars 1930 à Paris 17° avec Adrienne Bolland, aviatrice, âgée de 34 ans. Ernest Vinchon est divorcé de Simonne Desurmont , née le 25 avril 1897 et décédée le 7 avril 1966 à Tourcoing, Nord avec laquelle il s'était marié le 21 juillet 1919 au retour de la guerre 1914-1918. Laurent-Eynac , ministre de l'Air, et Léo Bouyssou , vice-président de la Chambre, sont témoins du mariage.
Pendant plusieurs années, Ernest Vinchon et Adrienne Bolland se produiront dans des meetings aériens car c'était la seule façon d'exercer comme pilote à une époque où l'aviation commerciale n'existait pas encore.
Ernest Jean Baptiste Charles Vinchon est né le 22 novembre 1893 à l’Épeule à Roubaix, Nord. Il décédera à Pau le 12 février 1966 et sera inhumé à Donnery, Loiret dans la commune où les parents et grands-parents d'Adrienne ont eu une propriété. Ernest Vinchon est le quatrième enfant d’Alexandre Gabriel Vinchon, maître peigneur , industriel, négociant, né à Roubaix le 3 septembre 1862 et de Louise Jeanne Mazure née aussi à Roubaix le 4 septembre 1864.
Lire le dossier sur Ernest vinchon

Plan monumental de Roubaix


Lien vers l'arbre généalogique d'Adrienne Bolland

Lien vers la généalogie d'Ernst Vinchon l'époux d'Adrienne








D'autres dames d'Arcueil…

Thérèse Caillaux et Anna Quinquaud

Adrienne Bolland dont nous avons découvert la maison natale à Arcueil au 2 rue des écoles, (aujourd'hui 14 rue Paul Signac), n'est pas la seule célébrité de la rue. Thérèse Caillaux, née le 26 juillet 1859 à Paris, veuve Quinquaud, sculptrice, a habité avec ses quatre enfants Alfred, Joseph, Anna et Fanny, une maison située au n°6  rue des écoles (aujourd'hui n°18) après 1896 jusqu'à son décès à Arcueil le 12 mai 1928. Elle eut un atelier dans la maison et dans sa propriété de Lafat (Creuse), village d'origine de son mari Charles Quinquaud (1841-1894).

Alfred Quinquaud, né le 19 novembre 1884 et décédé le 16 avril 1961, sera professeur de médecine comme son père. Joseph Quinquaud, né le 17 novembre 1885 et décédé le 29 novembre 1946, sera administrateur des colonies. Fanny Quinquaud, née le 8 juin 1892 et décédée le 22 novembre 1982, aura deux enfants ayant encore des descendants notamment en Creuse, de Pierre Legendre (1892-1965) architecte. Le mariage Quinquaud Legendre a eu lieu à Arcueil le 21 octobre 1921. Anna Quinquaud, née le 5 mars 1890 et décédée le 5 décembre 1984, sera une artiste reconnue. Second prix de Rome de sculpture en 1924, elle fit avec « La femme du Fouta-Djallon » la couverture de l'Illustration le 27 juin 1931 lors de l'exposition coloniale pour une sculpture réalisée à partir de ses séjours en Afrique Occidentale française.
Au moment où la ville d'Arcueil organise un parcours artistique autour  d'œuvres de sculpteurs et de peintres contemporains Claude Viseux, Louis Derbré et Antonio Segui qui ont eu ou ont encore leur atelier dans la ville, nous vous invitons à découvrir dans ce blog quelques unes des œuvres de deux sculptrices arcueillaises du début du XXe siècle : Thérèse Caillaux (1859-1928) et Anna Quinquaud (1890-1984) et leur généalogie sur geneanet.
Lire le dossier

Voir la généalogie de Thérèse Caillaux et Anne Quinquaud

La famille Raspail

François-Vincent Raspail, 

De lui on en connaît le nom donné à un boulevard parisien et à une station de métro et le nom et les prénoms donnés à une rue d'Arcueil, Val de Marne.
Mais qui connaît la vie de l'homme de sciences et de l'homme politique ? François-Vincent Raspail, personnalité arcueillaise, né le 7 pluviôse An II à Carpentras, Vaucluse, est mort le 7 janvier 1878 à Arcueil au 15 route de Laplace (aujourd'hui 51 avenue Laplace) chez son fils Émile, industriel et maire de 1878 à 1887.
François-Vincent Raspail habitait depuis 1863 chez son fils Benjamin dans sa propriété située 13 rue des deux parcs (aujourd'hui 1 rue Galliéni) à Cachan.
François-Vincent Raspail
Les obsèques de François-Vincent Raspail le 13 janvier 1878 furent suivies par plus de 200.000 personnes depuis Arcueil jusqu'au Père Lachaise. Chimiste, médecin des pauvres, François-Vincent Raspail n'a jamais été reconnu par les institutions scientifiques. Républicain fervent, éternel rebelle, il fut emprisonné pour ses opinions sous tous les régimes politiques depuis la Monarchie de Juillet jusque sous le Second Empire et dut s'exiler en Belgique. Il participa aux Révolutions de 1830 et de 1848. S'il ne participa pas à la Commune de Paris en 1871, dont il déplora les massacres, François-Vincent Raspail, député, présenta un projet d’amnistie pour les Communards, amnistie qu'il n'obtint pas. François-Vincent Raspail fut élu député de la Gauche à Paris en 1848, puis de la Gauche socialiste à Lyon  en 1869, à Marseille en 1876 et 1877. Il fut candidat malheureux des républicains socialistes à la première élection présidentielle au suffrage universel, celle du 10 décembre 1848, où Louis-Napoléon Bonaparte fut élu président de la République. La devise de François-Vincent Raspail était : « N’embrasser jamais la cause d’un homme, mais toujours celle de l’humanité ».

Voir la généalogie des Raspail

François-Vincent Raspail et l'affaire Lafarge

Le nom d’Émile Raspail (Paris, 7 mai 1831 - Arcueil, 9 juin 1887) a été donné en 1888 à la Grande Rue d'Arcueil, principale artère de l'ancien centre et par la suite à la cité HLM construite le long de cette rue dans les années 1957 à 1970. Émile Raspail développa à partir de 1857 à Arcueil, dans des établissements appelés aujourd'hui « Anis Gras » (devenus depuis centre culturel) une distillerie et la commercialisation d'une liqueur à base de camphre, produit qui fut à la base de « la méthode Raspail ». Émile Raspail fut maire d'Arcueil-Cachan de 1878 à 1887.
Il contribua à l'aménagement de la ville. Son père François-Vincent Raspail, (Carpentras, 7 pluviôse An II - Arcueil, 7 janvier 1878), homme politique, républicain, chimiste et médecin des pauvres, est sans doute un peu moins connu à Arcueil qu'Émile, chez lequel François-Vincent mourut au 15 route de Laplace (aujourd'hui 51 avenue Laplace). La réputation de chimiste de Francois-Vincent Raspail, en 1839 - 1840, était cependant si grande qu'il fut appelé comme expert toxicologue par les parties civiles dans trois affaires d'empoisonnement à l'arsenic, l'affaire  Larroque devant la cour d'assises d'Albi, l'affaire Mercier devant la cour d'assises de Dijon et l'affaire Lafarge devant la cour d'assises de Tulle. Les trois procès opposèrent François-Vincent Raspail à Mathieu Orfila (1787-1853), doyen de la faculté de médecine, dont les travaux de toxicologie faisaient autorité. Le procès Lafarge est, pour les historiens, la première affaire où se confrontèrent expert et contre-expert. Sur la base de l'expertise de Mathieu Orfila, Marie Lafarge, née Cappelle (1816-1852), fut reconnue coupable d'empoisonnement à l'arsenic sur son mari Charles Pouch-Lafarge (1811-1840). L'affaire Lafarge divisa la société française au début du XIXe siècle autant que l'affaire Dreyfus un peu plus tard.  Et encore aujourd'hui, beaucoup de gens, comme Raspail à l'époque, pensent que Marie Lafarge était innocente.

Lire le dossier sur l'affaire Lafarge